Des conditions favorables font de la rade d' Agay
un lieu fréquenté par les navires dès l' époque massaliote et une fondation
romaine est établie à l' embouchure de la rivière l' Agay.
La villégiature commence avec l' arrivée du
chemin de fer en 1864, tout d' abord à Camp long, à l' ouest, puis peu à peu,
au fond de la baie. Cependant, une carte postale du début du 20e siècle montre
ce secteur encore très peu construit.
Le guide Joanne de 1906 parle de station hivernale et balnéaire. Celui de
1919-1920 mentionne trois hôtels importants. En 1924, Agay est encore mentionnée
comme "station de repos" mais elle connaît un développement rapide à partir
de 1926 : gare P.L.M., villas et hôtels en bord de mer, yachts amarrés au
quai construit par le Touring Club de France.
En 1933, des terrains sont expropriés pour construire un groupe scolaire.
Les destructions sont considérables pendant la guerre car les Allemands y
avaient installé des postes émetteurs. Des quartiers sont détruits par les
bombardements de même que le château construit au milieu du 17e siècle par
le gouverneur du port et des tours d' Agay.
La reconstruction d' Agay date de l' après-guerre. En 1945, un important projet
est proposé par l' architecte Marsil, auteur de l' hôtel de la Plage. Il s'
agit d' aménager sur des terrains qui lui appartiennent une piscine d' eau
salée en bord de mer pour les courses de hors-bords (maquettes ?), une piscine
d' eau douce alimentée par la rivière l' Agay, un établissement de bain avec
une couverture en terrasse au niveau de la route, une salle des fêtes, et
d' effectuer le nivellement de la plage. L' accès à tout cela devait être
bordé par des jardinières et des pergolas.
Au nord de la route, un hôtel devait être mis en relation avec la plage par
un passage souterrain. Son garage devait être aménagé en sous-sol, sous le
parc. Seule une partie de ce projet semble avoir été réalisée. Les jardinières
et les pergolas sont encore présentes sur la terrasse de couverture de l'
établissement de bain.
Peu à peu, tout le pourtour de la rade va se construire. Puis à partir des
années 1970, ce sont les collines qui se sont couvertes de villas.
La rade d' Agay est une vaste baie abritée, délimitée par les Pointes Longues et la Pointe de la Baumette. Le site de la station est dominé par la barre de porphyre rouge du Rastel d' Agay.
de satisfaire une demande de la Chambre de Commerce
de Toulon, la décision d'établir un feu est prise par le ministère le 17 juillet
1878. Un premier projet conçu en 1881 prévoyait la construction d'une tour
cylindrique sur la maçonnerie existante de la batterie de la Baumette. 15
octobre 1884 : allumage sur une tour carrée et corps de logis de 14,60 m de
hauteur, en pierre de taille des carrières de Touris.
(rédacteur: Négrel Geneviève, Inventaire général, Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur)
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Sur la route d'Agay, un coin de
la rade.
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Agay, le village.
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Agay, centre, Grand Hôtel
d'Agay.
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Agay, Grand Hôtel d'Agay.
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Agay, plage, avant le boulevard
de la plage, embouchure de l'Agay.
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Agay, plage, embouchure de l'Agay.
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Agay, embouchure de l'Agay, la
gare et le pont.
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Agay, train à vapeur et
plage.
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Agay, avant la création de la route du bord
de mer.
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Agay, création du bd de la Plage et du pont
routier.
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Agay, création du bd de la Plage et l'ancien
port d'Agay.
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Agay, batiments des douanes et l'église.
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La route du bord de mer vers Agay plage.
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L'ancien port d'Agay, l'Hôtel des Roches Rouges
n'existe pas encore.
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L'Hôtel des Roches Rouges d'Agay.
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L'ancien port d'Agay et l'Hôtel des Roches
Rouges au fond.
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Agay et le bl de la plage, après-guerre.
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Agay et le bl de la plage, après-guerre.
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La plage d'Agay, le futur centre nautique.
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La villa "P'tit Mi" et les pins du futur
centre nautique.
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Vue générale de la baie d'agay.
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La plage et le chateau d'Agay.
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Sur la route de la Baumette.
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Le phare de la Baumette et l'hôtel de la Baumette.
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| L' Hôtel d' Agay et de la Baumette a été construit en 1928 selon les plans de l' architecte Georges Giger, datés 1926. C' est un édifice de 22 chambres d' allure encore éclectique. La revue "Les Tablettes de la Côte d' Azur" du 14 février 1933 mentionne qu' une annexe de 30 chambres accompagnées d' un garage est alors en construction toujours selon des plans de Giger. Il s' agit vraisemblablement de l' extrémité orientale du bâtiment, en arrondie, d' aspect beaucoup plus moderne. Les directeurs sont alors Michet et Beyrieux. Les travaux ne sont pas achevés en novembre 1934 quand Charles Giannetti, fils d' un carrier italien et maître d' hôtel dans l' établissement en prend la direction jusqu' en 1982 et en fera l' un des fleurons de l' hôtelerie à Saint-Raphaël. Le deuxième étage est alors construit, puis le troisième fin 1936. L' hôtel est gravement endommagé pendant la guerre. La rénovation est achevée en 1949. Une nouvelle extension est effectuée en 1960. C' est vraisemblablement la partie centrale entre les constructions de 1928 et de 1933. L' hôtel propose alors 80 chambres de luxe et reçoit de nombreuses personnalités internationales. C' est à ce moment-là que l' on aménage également, en bord de mer, le mini-golf et le restaurant d' été. Le creusement d' un passage souterrain (daté 1971) sous la route nationale, sécurisant ainsi l' accès à la mer, est accompagné de la construction d' une piscine à cet endroit. L' hôtel connaît à la fin des années 1970 le déclin des grands hôtels de luxe. Il est racheté en 1982 par l' association Renouveau et transformé en résidence de vacances, entièrement rénovée en 1992. Les garde-corps en ferronnerie et la frise peinte entre le deuxième et le troisième étage ont disparu. (rédacteur: Négrel Geneviève, Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur). | ||
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La pointe de la baumette et la route d'Anthéor.
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Le phare de la Baumette et Agay en face.
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Sur la route d'Antéor, le Dramont au fond.
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La rade d' Agay a dû constituer dès l' Antiquité un excellent mouillage
naturel, à mi-chemin entre Cannes et Fréjus, sur une côte par ailleurs
peu hospitalière du fait de son relief tourmenté et de son absence de
débouché. Son nom, considéré comme prélatin, apparaît dans la "Chronologia
Lerinensis" à propos du martyre de l' abbé Porcaire en 730, mais la date
de rédaction de ce récit, qui n' est connu que par une copie du 17e siècle,
est probablement plus proche du 12e siècle : "portum habet Agathon nomine
qui vulgo dicitur Agay".
La création du port a probablement un rapport direct avec le développement
du commerce maritime méditerranéen et la multiplication des échanges entre
Fréjus et Gênes au 12e siècle. Mais les sources écrites concernant cette
période sont particulièrement rares et il faut attendre 1209 pour entendre
parler d' Agay : à cette date, le roi d' Aragon Pierre II cède à son oncle
Sanche le portum et ripaticum de Agazi, ainsi que ceux de Port-de-Bouc
et de Monaco, avec licence d' y construire et d' y établir les droits
coutumiers qu' il voudra. En 1232-1244, la liste des localités du diocèse
de Fréjus mentionne le castrum sive portus de Agazes.
En 1235, le comte Raimond Bérenger échange avec l' évêque de Fréjus le
castrum de Marsens contre le droit de fortifier Agay et d' y établir des
habitants (licenciam edificandi munitionem seu munitiones et homines casare
circa portum de Agaze vel in territorio de Agaze) sous réserve, en guise
de cavalcade, de l' armement d' un ou plusieurs navires pour le comte.
La cession fut réitérée l' année suivante en faveur de me Pierre d' Aups,
chanoine de Fréjus, mais on ignore si elle fut suivie d' effet. L' évêque
de Fréjus garda Agay parmi ses possessions jusqu' au 17e siècle.
Mais l' insécurité permanente de la côte avait depuis longtemps vidé le
lieu. L' évêque Barthélemi Camelin tenta sans succès de le repeupler en
1605. Il le céda en 1636, moyenant une pension annuelle de 120 livres,
à Vincent de Roux, lieutenant d' artillerie de la marine du Levant, qui
y construisit une bastide et y attira quelques habitants.
Un autre évêque, Emmanuel de Bausset, vendit en 1767 à Honoré de Camelin
les droits seigneuriaux avec "le château du Castellas à Agay" : l' appellation
montre qu' il n' y avait plus à cette date sur le site que des ruines
et un souvenir.
Achard, quelques années plus tard, décrit "un fort joli château au bord
de la mer avec quelques bastides" et le port où relâchent des vaisseaux.
(rédacteur: Négrel Geneviève, Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur).
Source: Ministère
de la culture, Mérimée. Rèf: IA83000453
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture
et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel
Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10
76 66
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Gautier Pierre et Florence
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